Kenya: Le ministre Kenyan des finances arrêté pour des faits de corruption et de détournement de deniers

Le secrétaire du Cabinet du Trésor national kenyan, Henry Rotich, a été arrêté lundi sous l’accusation d’avoir financièrement mal géré un contrat de construction d’un barrage attribué à la société italienne CMC di Ravenna.

Dans une déclaration, Noordin Haji, directeur des poursuites pénales, a décrit le déroulement de l’enquête, qui a commencé en septembre 2018 et a été rendue publique en mars, et a conclu que les responsables kényans impliqués dans le projet avaient « bafoué toutes les règles en matière d’approvisionnement » et que « la loi a été contournée pour garantir que CMC di Ravenna obtienne le contrat ».

Il a également constaté que le Trésor national avait alloué 63 milliards de dollars au projet et son rapport affirme que les responsables kényans et les particuliers impliqués ont détourné la différence. Haji a noté que les barrages sous enquête, Arror et Kimwarer, représentent deux des cinq contrats de barrage récemment attribués au CMC de Ravenne. Les cinq projets sont soit incomplets, soit pas encore commencés.

Rotich est l’une des 28 personnes accusées par le bureau des poursuites pénales. Les autres responsables comprennent le secrétaire principal du Cabinet du Trésor national, la secrétaire principale du ministère de la Communauté de l’Afrique de l’Est, Susan, et l’inspecteur général des sociétés d’État.

Le directeur des poursuites pénales a également inculpé Paolo le directeur des opérations du CMC de Ravenne. Les 28 personnes sont accusées de huit infractions allant du complot à la fraude, à l’acquisition frauduleuse de biens publics et à la négligence volontaire dans l’exercice de leurs fonctions officielles.

La déclaration du directeur des poursuites pénales souligne l’importance de son enquête dans le contexte de la corruption gouvernementale au Kenya:

Les Kenyans ont vu et expérimenté comment la corruption publique nous déchire, sape et détruit nos structures de gouvernance, trahit la confiance des citoyens et tue l’esprit civique des citoyens en les privant de l’espoir qu’ils peuvent vivre dans un pays qui n’est pas fondamentalement truqué eux et dans lequel personne n’est au-dessus de la loi, peu importe sa puissance.

Source: jurist.org

By |2019-08-04T09:19:23+00:00août 4th, 2019|INTERNATIONAL|1 Comment

One Comment

  1. Camille WANKO 08/16/2019 at 19 h 28 min - Reply

    Si nos pays étaient aussi regardants et sincères dans la volonté d’assainir l’environnement économique et financier, il est sûr que la confiance en nos institutions et la dignité d’être africains galvaniseraient notre être profond et le désir de refaire notre histoire ! Bravo Kenya !

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